ESSAIS: ÉDUCATION & PHILOSOPHIE

Publié le par RICHARD RENAUDIN

    

  ESSAI SUR L'EDUCATION
L'éducation est à la dérive, ce n'est pas un scoop. Mais qu'est-ce qu'on y fait ? Là il y a matière à scoop, non pas juste pour briller en société, mais pour se rendre utile aux gens si nombreux qui en ont besoin, sinon bien triste et déchirant est l'avenir de nos enfants! Inutile de décrire ici les divers aspects de cette vision, vous pouvez le faire par vous-même. Mais il est clair que les débats télévisés passent complètement à côté du sujet même si les personnes invitées prétendent s'intéresser aux solutions.  Il est évident que ce n'est pas en faisant étudier l'Iliade ou l'Odyssée que l'on va produire des élèves réellement intelligents et cultivés. C'est seulement après qu'une personne soit devenue ainsi qu'elle sera capable d'aborder les ouvrages d'Homère avec tout le jugement fin et la culture préalables qu'exige leur étude.

 
   Intéressons nous un moment aux "cancres" sortis du carcan du système d'éducation officiel qui a failli les étouffer, et qui ont néanmoins cultivé envers et contre tout leur génie. Car l'éducation officielle est trop souvent, depuis au moins un siècle, un système de classification et d'étiquetage des élèves - hormis la transmission d'informations - au lieu d'une méthode pour repérer les qualités d'une personne, cerner ses centres d'intérêts, lui permettre de faire s'épanouir son jugement et son pouvoir de choix, lui permettre de s'exprimer et de faire preuve d'autodétermination par rapport aux sujets enseignés, faire s'épanouir ce qui est bon en lui, et appliquer concrètement ce qu'on lui enseigne afin d'en saisir l'utilité. Que les représentants de l'éducation  daignent ouvrir les yeux et leur coeur, ils apprendront à leur tour. Non que les programmes d'éducation, les enseignants et leurs supérieurs soient foncièrement mauvais, mais ils cultivent des automatismes au lieu du sens de l'observation sans préjugés. Cela mène forcément à l'étouffement. Un clin d'oeil à Albert Einstein, Buffon, Winston Churchill, Abraham Lincoln, Leonard De Vinci, André Malraux et tant d'écrivains et autres hommes qui n'ont pas étés formés par l'école, mais par les livres, l'observation et la vie. 


    Les gens qui ont des facilités à étudier sont incapables de vous dire pourquoi. "C'est comme ça naturellement", ainsi la scolarité servira seulement à classer les gens des moins capables aux plus capables par une sorte de "tamisage", et les placer dans les "tiroirs" qui leur correspondent, au lieu d'augmenter leur intelligence et leurs capacités si nécessaires pour affronter le monde du travail et de les rendre aptes à mener une vie heureuse. Personne, à part quelqu'un de mal intentionné, ne peut affirmer que nous n'avons pas besoin du présent ouvrage ou, de manière plus large, de rendre plus clairs tous les sujets étudiés à l'école. Il serait très mal placé que quelqu'un oublie à ce point qu'elle est "dans le même bateau" que tout le monde et qu'elle doit aider plutôt que critiquer.

    Ainsi, une civilisation va survivre si ses membres travaillent dans un but valable commun et contribuent les uns aux autres. Que les gens qui se sentiraient offusqués par un tel discours veuillent bien comprendre que je ne suis pas leur ennemi, que le passé est terminé, et que nous devons maintenant travailler épaule contre épaule. Le véritable ennemi est l'ignorance. Nous avons besoin d'individus capables de faire preuve de jugement et de subvenir à leurs besoins grâce à une démonstration de compétences acquises par une bonne éducation ? Alors rendons efficace l'enseignement en clarifiant les matières enseignées. Une formule 1 ne peut se permettre d'avoir une direction ou des mécanismes qui ne sont pas réglés très précisément, sous peine de finir dans les décors. De la même manière, si nous voulons des gens éduqués qui iront vite et loin, ne laissons pas des flous dans leur éducation! Prenons le temps de leur apprendre les rouages de leurs domaines. Et laissons "l'éducation fast-food" à ceux qui n'ont pas le temps d'apprendre vraiment.




L'ESSENCE DE LA PHILOSOPHIE
UNE PAGE DE BON SENS


 
Si l’on en croit une émission de télé récente accueillant des philosophes, le sujet de la philosophie semble être en difficulté. Cela est rendu évident si l’on désire comprendre le sens de ce mot : il vous faudra rassembler plusieurs dictionnaires pour en saisir l’étendue et le contenu ! Pourtant, qui n’a pas besoin de sagesse ? !

 

QU'EST-CE QUE LA PHILOSOPHIE, EN CLAIR ?  


Rappelons que le mot contient cela dans sa composition : «  philos », l’ami ou « philein », aimer et « sophia », qui signifie sagesse. Il serait donc nécessaire de franchir l’étape numéro 1 avant d’essayer de faire aimer et pratiquer le sujet : rendre claire et simple la définition du terme, peu importe combien de prestigieux penseurs ont planché et développé d’écrasantes théories sur le sujet. Je me souviens avoir attendu la terminale D pour aborder la philosophie ! En guise d’étude de la sagesse, j’ai dû me contenter des origines de la matière ( ! ! !)   et me plonger dans le doute méthodique, ce qui n’a pas eu l’heureux effet de me donner des certitudes ! Pourtant la philosophie est un sujet passionnant et utile, à tel point que si vous vouliez saper une société, vous devriez rendre le sujet confus et inabordable ! Vous réussiriez, à la longue . Cet objectif est d’ailleurs entrain de se réaliser ! Je désire donc y faire quelque chose autant que possible, et j’espère que d’autres écrivains et intellectuels feront échos à ce message.
Faisons un tour d’horizon de quelques dictionnaires afin de reconstituer le puzzle poussiéreux de cette discipline :

Définitions du Larousse Multimédia : -1.Domaine d’activité de la pensée qui s’assigne pour fin une réflexion sur les êtres et les choses de l’univers, de l’histoire etc.… -2.Etude des principes fondamentaux d’une activité, d’une pratique et réflexion sur leur sens et leur légitimité. ex : la philosophie des sciences, de l’art, du droit. –5. Conception de quelque chose fondé sur un ensemble de principes ; ces principes. ex : une nouvelle philosophie de l’entreprise. –6. Sagesse acquise avec l’expérience des difficultés ; constance, fermeté d’âme :subir un revers avec philosophie.(J’ai volontairement  omis les définitions 3&4 qui n’avaient pas ici d’intérêt.)

Définitions du Dictionnaire Encyclopédique de la Langue Française, Hachette, 2000 :
-1.Branche du savoir qui se propose d’étudier les principes et les causes au niveau le plus général, d’étudier les fondements des valeurs morales et d’organiser les connaissances en un système cohérent. –5. Matière d’enseignement qui comprend la psychologie, la morale, la logique et la métaphysique.

Définition du Robert : Ensemble des études, des recherches visant à saisir les causes premières, la réalité absolue ainsi que les fondements des valeurs humaines et envisageant les problèmes à leur plus haut degré de généralité.

Définitions du Merriam Webster’s Collegian Dictionary : -1c. Une discipline comprenant dans son cœur la logique, l’esthétique, l’éthique, la métaphysique et l’épistémologie (note du traducteur : l’épistémologie est, en gros, l’étude de la valeur et de la portée des sciences.) –2a. La poursuite de la sagesse.


Collins Cobuild : -1. L’étude ou la création de théories au sujet de la nature de l’existence, du savoir, de la pensée etc. ou au sujet de la manière dont les gens devraient vivre et se comporter. –2.2. Une croyance ou théorie particulière que quelqu’un possède concernant la manière de vivre ou de s’occuper d’une situation particulière.

Dictionnaire Le Tour du Mot, Jean Girodet, Bordas : Science qui étudie certains problèmes tels que la liberté humaine, l’existence de Dieu, les fondements de la connaissance, etc.


Nous définirons plus loin ce qu’est la métaphysique. Ainsi, nous voyons au travers de toutes ces définitions, nous voyons que la philosophie traite de la logique. Parfait ! Cela s’applique à tous les domaines. La psychologie, très bien, du moment qu’elle ne se perd pas dans des méandres à l’image de l’incompréhension de l’auteur pour le sujet, ou qu’elle ne se borne pas à tout expliquer par le sexe (qui n’est une partie des activités de la vie), fixation pouvant compromettre la crédibilité de l’auteur et ne rappelant que trop le nombre effarant d’inculpations pour viols et perversités des « praticiens officiels » de la psyché. (La maladie d'un esprit qui se prend pour un sexe !) Qu’est-ce que la métaphysique ? C’est la « recherche rationnelle de la connaissance des choses au delà de leurs apparences et des connaissances que l’on en a par les sciences positives. » Autrement dit, c’est une connaissance logique ayant échappé au domaine des sciences, qui s’applique à découvrir la nature cachée des choses.   Se pourrait-il que l’étude de l’esprit, non seulement dans la psychologie, mais également ici trouve sa place ? En plein dans le mille ! Cette discipline serait en fait sous-jacente à la psychologie. Cette chose impalpable, invisible, mystérieuse et probablement immortelle semble donner du fil à retordre à ceux qui veulent l’étudier à tel point qu’elle est n’apparaît pas clairement dans tous les dictionnaires ! L’esprit est pourtant le fondement de toute la philosophie ! Sans esprit, où trouverait-on les motifs, le jugement, la mémoire, la créativité, les buts, l’art et les sentiments, les goûts ? Dans le cerveau ? Je laisserai ceux qui le désirent se prendre pour un morceau de chair ! Lorsqu’on se demande d’où vient la vie et vers quoi s’achemine-t-elle, que doit-on étudier ? Son crâne ?

  La philosophie vise à enseigner les valeurs morales, c’est-à-dire les principes d’une vie constructive pour soi et les autres, pour parler clairement et simplement. D’autre part, nous voulons étudier les causes de la vie. Intéressant ! Comment voulons-nous « subir des revers avec philosophie» pendant toute une existence sans en avoir plus qu’assez « d’encaisser », si nous n’apprenons pas pourquoi (la cause) nous avons subi   un revers et si nous ne devenons pas ainsi capable d’y remédier ?
La philosophie n’est pas une discipline enseignant à subir et devenir une victime résignée !
 Le sujet doit donc nous enseigner des lois précieuses et nous rendre capable dans la vie !

Ensuite vient la question de cohérence des sujets et pratiques. L’aptitude à déceler l’incohérence de la pensée et du comportement fait partie de cela. Ne pensez-vous pas que l’économie et la politique ont besoin de philosophie ? Vous y trouverez foule de déséquilibres et d’illogismes qui mènent à une société apaisant son stress dans le tabac, la drogue, le libertinage et diverses distractions outrancières, tant elle est chargée de problèmes !
 


Ses richesses sont gaspillées ou légalement « extorquées » qu’il s’agisse de richesses financières ou humaines. Il y donc un travail urgent de redressement à fournir dans ce sens. Et que l’on ne se méprenne pas : éduquer incorrectement une population crée des ignares désespérés qui seront les délinquants, les criminels, les drogués et les prostituées de demain. Dans une moindre mesure, cela engendre des gens faciles à manipuler. Alors qu’on enseigne correctement et qu’on permette aux individus d’avoir du jugement sur les choses, même si cela gêne certains profits personnels ! Regardons  deux minutes la télé : nous avons un monde en proie à la guerre, à la famine et à la destruction de ses moyens de subsistance, malgré son niveau technologique ! Vous avez dit folie ? Vous avez dit égoïsme ? Serait-on incapable d’amender l’homme ou empêcherait-on cette aptitude de se développer ?

 Cela nous amène à comprendre ce que l’esthétique vient faire dans la philosophie : une personne, un groupe qui s’efforcent d’être cohérents, qui usent de valeurs morales, vont posséder cet attribut appelé la beauté. C’est le palier se situant juste au dessus de la raison. Quand la pensée et l’action sont épurées de calculs froids et malsains guidés par le désir d’argent, d’asservissement ou de destruction des autres, elles deviennent esthétiques ! Ainsi nous émeuvent les grands personnages mais aussi les gens sensibles, capables de tenir le cap et mener une vie saine.

 Fondamentalement, comme le dit le Webster’s, la philosophie s’intéresse à la relation entre l’esprit et la matière, et le sens de la vie. D’où vient-elle, que fait-elle et vers quoi va-t-elle ? La recherche d’un idéal esthétique ? Dans ce cadre, nous pouvons étudier l’étendue du pouvoir de l’esprit sur les choses et les événements de la vie, à quel point nos décisions les influencent, comment nous nous retrouvons à subir des choses que nous avions d’une certaine manière décidées, à tort ou à raison. La vie, certes, cherche à survivre de manière plus ou moins tordue, selon le degré de santé d’esprit de chacun.
 La philosophie doit nous apprendre bien des secrets pour que nous comprenions tous les rouages de ce vaste jeu d’échecs appelé la vie ! L’objectif visé serait une grande mise en ordre des différentes sphères d’activité qui, si l’on s’y penche un tant soit peu, apparaissent troublées en de nombreux points. Postulons qu’à la base, en des temps mythiques, régnait l’ordre avant le chaos, et que ce premier peut être restauré. Ne faut-il pas que des planètes explosent pour créer des champs d’astéroïdes ? Comment les planètes ou la matière furent-elles créées alors ?
 Grande question ! On peut se demander si certains "grands artistes" ont présidé à leur création... Quoi qu'il en soit, pour ce qui est de nos préoccupations quotidiennes, nous devrions exiger que les hommes politiques soient non seulement des leaders, mais aussi qu'ils étayent leurs programmes par une application complète et précise de tout ce qu'implique la philosophie. Après tout, cette dernière est un sujet censé contenir la politique...
 

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